Victor RODRIGUES 40e et 1er français au Marathon de New York

Ce matin, Victor RODRIGUES (37 ans) reprend le boulot à Evry avec des souvenirs plein la tête. Dimanche après-midi, il a participé comme 40000 autres coureurs venus du monde entier et 3100 Français au marathon de New York. Il a bouclé les 42.195 km de la plus grande course de la planète en 2h26’56’. Il termine à la 40e place et fini meilleur Français. Son copain de club Manuel PEREZ, a déjà connu ce privilège en 2006 et 2007.

Participer au marathon de New York, c’était votre rêve de marathonien ?
Victor Rodrigues : non, pas plus que ça. Je me suis décidé à y aller en avril seulement. Je cherchais un défi. En France, j’ai à peu près fait le tour. Je me suis dit : « New York, pourquoi pas ? ». C’est une course qu’il faut faire au moins une fois dans sa vie. Je ne le regrette pas.

Avec quel objectif avez-vous fait le voyage ?
Je voulais terminer parmi les quarante premiers parce que c’était la 40e édition du marathon et il y avait 40000 coureurs. Je finis 40e. Ça tombe bien.

Votre chrono (2h26’56 ) est-il satisfaisant ?
J’avais l’ambition de courir entre 2h22’ et 2h24’ mais Manu PEREZ m’avais prévenu : on ne bas pas son record à New York.

Pourquoi ?
Il m’avait dit que c’était un marathon difficile, mais il ne m’avait pas prévenu qu’il est très difficile. Le parcours est vallonné, il y a du monde partout. C’est compliqué.

Terminer meilleur Français ça vous fait quoi ?
C’est un honneur très sympa. J’en suis fier. En entrant dans Central Park, je savais que j’étais le premier Français. Je me suis accroché pour le rester. Manuel PEREZ a déjà connu ça. Je lui succède, c’est super parce que ça reste dans le club.

Elle est comment l’ambiance à New York ?
Extraordinaire ! Au 30e kilomètre, j’ai eu la larme à l’œil. J’ai pleuré. Pas à cause de la souffrance : c’était de la joie tant l’émotion vous submerge. New York, c’est énorme. La foule est considérable. Il y a des orchestres partout et on court en écoutant la musique de Rocky IV ou de Michael JACKSON. On est obliger de regarder partout autour de soi tellement c’est fabuleux.

Est-ce votre plus beau marathon ?
J’ai déjà couru trois fois à Paris et à chaque fois j’ai adoré. Descendre les Champs-Elysées est une sensation extra. Mais New York ç’est autre chose. Courir dans Manhattan, c’est bien aussi.  

Avez-vous profité, par ailleurs, du séjour ?
Bien évidement. On ne va pas à New York juste pour faire le marathon. J’y suis allé en famille et j’ai profité de tous les jours précédant la course pour visiter la ville. J’ai fais la statue de la liberté, l’Empire State, du shopping… Là-bas on marche beaucoup. Du coup j’avais les jambes un peu lourdes dimanche au départ. Elles l’étaient encore plus au 35e kilomètre dans le Bronx. Là j’ai souffert.

Retournerez-vous à New York ?
Je ne le sais pas encore. Pour le moment je n’ai pas d’autre défi en tête. Mon épouse est décidée à le faire un jour aussi. Cette fois, c’est peut-être moi qui irai pour l’encourager.

PROPOS RECUEILLIS PAR ERIC MICHEL

Le quinzième marathon de sa vie
« Je cours un ou deux marathons par an, pas plus. Cela fait dix ans que j’en fais. A New York, j’ai couru le 15e marathon de ma vie. » depuis une dizaine d’année maintenant, Victor Rodrigues est un des meilleurs coureurs de fond du département. Champion de Seine-et-Marne de marathon à Sénart, vice champion de France de la distance, champion de Seine-et-Marne de cross-country, le coureur d’Athlé sud 77 a disputé presque toutes les épreuves de courses sur route aux quatre coins de la Seine-et-Marne. En France, il a couru aussi tous les principaux marathons sans en gagner encore un seul. Mais à chaque fois qu’il prend le départ, c’est pour finir parmi les meilleurs.